Cultivez la paresse pour renouer avec l’envie de travailler – HBR

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Vous regardez tourner d’un œil morne l’horloge en vous disant que le temps passe vraiment très lentement.

Vous trouvez aussi que les dossiers, eux, s’entassent vraiment très vite sur votre bureau. Mais où aller chercher cette belle énergie qui, il n’y a pas si longtemps, vous faisait prendre le chemin du travail en sifflotant ? Dans le fond d’un thermos de café bien noir ? Dans le regard lui aussi très noir de votre supérieur ? Et si vous alliez plutôt la trouver au fond d’un hamac ?

L’expérience indique que la paresse est un excellent déclencheur d’envie de travailler, et nous le savons depuis longtemps. En 1880, en effet, l’université de Harvard a proposé à ses enseignants de prendre une année sans charge de cours pour cultiver de nouvelles envies. Le résultat a été stupéfiant. L’année sabbatique a décuplé leur productivité scientifique. Ils ont publié des articles de meilleur niveau, rencontré des équipes de recherche dans le monde entier et trouvé de nouveaux centres d’intérêt.

Eviter la petite névrose du dimanche et la grande névrose des vacances 

Le repos protège de la dépendance au travail qui est une passion triste, une passion qui balaie tout sur son passage : motivation, efficacité et sens du travail en équipe. Ceux qui ne tolèrent pas le repos ni le farniente finissent par travailler seuls et en vain, sans autre but que de se maintenir dans un état d’épuisement qui les rassure. Toutes les autres envies leur paraissent fades et bien moins importantes que le dernier dossier à boucler. Ils vivent ce que le psychanalyste Sándor Ferenczi appelait « la petite névrose du dimanche en attendant la grande névrose des vacances ». A l’inverse, les grands travailleurs sont presque tous des hommes ou des femmes qui savent de temps à autre faire retraite. Ils se protègent par des temps d’inaction. Dans leur villa des champs, leur antre de montagne, leur plage solitaire, ils se refusent à tous les liens, et même ceux de l’affection et de l’amitié. Là seulement, événements et émotions peuvent retrouver la place que leur fait perdre le travail permanent.

Pas plus de 90 minutes de travail d’affilée pour rester motivé

Nos cycles de concentration durent quatre-vingt-dix minutes au maximum. Au bout de ce temps, nous avons besoin de changer d’activité. Les personnes les plus productives, que ce soit les musiciens, les acteurs ou les joueurs d’échecs, limitent leurs sessions d’entraînement et de répétition à quatre-vingt-dix minutes.

Tout ce qui permet de se relaxer, de se détendre ou de faire baisser la pression professionnelle protège l’envie de travailler.

Le sommeil est un facteur important. Un entraîneur de basket a montré qu’en faisant dormir son équipe 10 heures par nuit, il améliorait leurs résultats. Ses basketteurs marquaient 9 % de plus de points.

Siestes sur ordonnance

Un spécialiste en psychologie de la productivité, Tony Schwartz, a pour sa part développé une compétence étonnante : il organise des siestes en entreprises. L’idéal selon lui serait de pouvoir s’offrir entre 19 et 40 minutes de sieste ou même jusqu’à 90 minutes pour augmenter sa mémoire et ses envies de création. Google et Coca-Cola imposent et organisent la sieste dans leurs bureaux. Elles autorisent leurs salariés à se détendre dans des espaces de ressourcement. Ils peuvent y manger, méditer, jouer ou dormir.

La meilleure manière d’en faire plus est d’essayer de passer un peu moins de temps à travailler. Tout ce qui ressource rend plus productif et plus motivé. Recréer l’envie de travail impose de se ménager, dans la semaine, dans l’année et même dans une journée de travail des moments de déconnexion, des petites fugues dont on revient avec un désir requinqué.

Exercices de paresse productive

– Voler une heure dans l’après-midi pour aller se promener

– Déjeuner à l’extérieur les jours où l’on travaille

– Partir plus tôt de son travail une fois par semaine

– Se coucher plus tôt de temps en temps ou faire une grasse matinée,

– Ne pas emporter de travail en vacances

– Cultiver ses loisirs inutiles comme une protection de l’envie de travail

– Instaurer, seul ou en réunion, des temps de non interruption

– Ne pas dépasser 90 minutes de concentration de suite sans un moment de détente

Ces méthodes simples, mais efficaces, sont détaillées dans le livre : « Réveillez vos désirs », publié aux éditions Plon, en février 2014.

Par Michel Lejoyeux

Comte Virginie‘s insight:

Cela me renvoie pour ma part à la notion de plein, de trop plein même parfois que nous pouvons observer dans nos vies. Or, le plein n’a pas de sens, s’il n’y a pas la possibilité de cultiver le vide. Ce serait comme considérer la lumière sans l’ombre, la vie sans la mort, l’attachement sans la séparation.

Nous vivons des cycles qui nous permettent de nous engager pleinement, de vivre du plein (du plein contact, du plein travail, du plein de nourriture… par exemple) mais cet engagement nécessite une phase de désengagement pour prendre le temps de l’assimilation. Je vais prendre le temps de savourer un bon repas, le digérer, l’assimiler, retrouver du vide en moi pour ressentir à nouveau la faim et l’envie !

 

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Hypocondrie – Peur d’être malade

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Nous avons tous peur de tomber malades, mais certains sont obsédés par cette idée. Ils souffrent d’hypocondrie, un mal souvent incompris par l’entourage.

L’hypocondrie

La maladie, ma chère maladie, que serais-je sans toi ? s’interroge le malade imaginaire de Molière. En réalité, il souffre d’une inquiétude obsessionnelle et injustifiée pour sa santé, qui persiste malgré les propos rassurants des médecins et l’absence totale d’atteinte physiologique décelable. En un mot, l’hypocondrie.

Dans l’hypocondrie majeure, explique le psychiatre Bernard Brusset, « la personne réduit son identité à sa maladie, qui devient un objet d’amour et de haine. C’est une pathologie du narcissisme, un repli sur soi complet. La sexualité, le rapport à l’autre, le monde extérieur sont désinvestis. On s’approche des mécanismes de la paranoïa, mais là le sujet est persécuté par un organe considéré comme anormal ». Heureusement, les préoccupations hypocondriaques sont souvent plus proches des névroses et de la dépression. C’est une manière de “figurer” l’angoisse, de la lier, car un danger repérable et localisé comme un cancer est plus supportable qu’un danger permanent, diffus. Il faut distinguer également l’hypocondrie transitoire, une crainte passagère qui peut suivre le décès d’un proche ou une émission sur le sida, ainsi que les peurs qui se développent après une maladie grave réelle, stabilisée, mais dont on craint une récidive.

Selon les psychiatres, l’hypocondrie a une origine psychodynamique. Souvent, les personnes qui en souffrent ont connu des carences affectives précoces, un deuil, une séparation. D’autres ont eu des parents qui les emmenaient chez le médecin au moindre bobo, engendrant un sentiment de vulnérabilité et d’insécurité à l’égard de leur corps.

Pour certains psychanalystes, elle découle d’un manque d’estime de soi. La maladie, forme acceptable de l’échec, vient masquer un profond sentiment d’impuissance, de nullité. Les angoisses hypocondriaques sont d’ailleurs assez fréquentes à l’adolescence et à la ménopause, car ces périodes provoquent une profonde remise en cause de l’image de soi. Les thérapeutes familiaux, eux, considèrent l’hypocondriaque comme le porteur des symptômes, celui sur qui les autres membres de la famille reportent leur stress.

Quant à Michèle Freud, psychothérapeute et sophrologue, « la souffrance hypocondriaque est due aux exigences de la vie quotidienne. C’est une phobie à laquelle des manifestations corporelles viennent s’ajouter : palpitations, douleurs musculaires et attaque de panique sont alors dues au surcroît de l’activation du système nerveux autonome, c’est-à-dire le stress. »

Comte Virginie‘s insight:

Reconnaître et identifier cette pathologie est un des premiers pas pour s’en sortir. Le rôle du thérapeute sera donc fondamental : entendre la plainte et la forte anxiété du patient comme préambule à tout travail. Ensuite, l’attention devra porter aussi bien sur la tête que sur le corps puisqu’en général les symptômes partent du corps pour aboutir à une crise d’angoisse.

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Couple : pourquoi a-t-on peur de rompre ?

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Ennui, disputes, baisse du désir… Peu à peu, l’envie de la séparation se précise. Mais au moment d’agir, le doute surgit. Qu’est-ce qui nous retient ?

Lorsque j’ai quitté mon mari, j’ai été ébahie par le nombre de gens qui m’ont dit : “Si j’avais du courage, je le ferais aussi” », raconte Cécile. Elle-même a attendu trois ans avant de prendre sa décision : « Je n’étais pas prête. Je savais que ça allait être long et difficile. Il fallait que je sois assez costaud moralement. » La vie commune est devenue pesante, éprouvante, compliquée. On a l’impression d’avoir tout essayé ; pourtant, rien ne s’améliore. Ennui, distance, disputes, baisse du désir… Faut-il penser à la rupture ? Insidieusement, l’idée mûrit et s’impose. Mais de là à l’appliquer… « Entre l’instant où le désir de briser votre union s’insinuera dans votre âme et celui où, la décision prise, vous trouverez le courage d’en informer votre compagne, un certain temps s’écoulera. […] Sauter le pas sera douloureux, n’en doutez point. Déterminé à rompre, c’est cette détermination qui sera en soi crucifiante, et vous commencerez donc à souffrir bien avant la rupture définitive. Quel qu’en soit le motif, prendre la décision sera aussi déchirant que les effets de celle-ci », écrit Gabriel Matzneff dans De la rupture. L’évidence est criante. Au fond de soi, on sait parfaitement qu’il faut partir, mais on hésite, on doute, on tente de se reprendre… De quoi a-t-on peur ?

Comte Virginie‘s insight:

Peur de souffrir, peur de l’abandon, peur d’être remplacé, peur de la solitude et du vide, peur de perdre son confort, peur de l’échec et du regard des autres. Se séparer de son conjoint est aussi douloureux que d’être quitté.

Cette liberté nouvellement acquise nous renvoie à notre responsabilité. Que souhaitons-nous pour nous ?

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Dépression du post-partum : les pères aussi sont touchés

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Les femmes ne sont pas les seules à souffrir de dépression après la naissance d’un bébé : les hommes, surtout jeunes, sont aussi concernés. Les chercheurs appellent à une prise de conscience.

La dépression du post-partum est bien connue… son équivalent chez les pères un peu moins. C’est une réalité souvent sous-estimée, mais les jeunes papas connaissent la dépression, signale une étude de la Northwestern University (Illinois, Etats-Unis). Parue dans Pediatrics ce 14 avril, elle montre que les hommes jeunes manifestent des symptômes dépressifs pendant la période clé du développement de l’enfant.

 

68% de dépressions en plus

Plus de 10 000 jeunes hommes, suivis de l’adolescence à l’âge adulte, ont participé à cette étude en plusieurs vagues. Dans la plus récente, ils étaient âgés de 24 à 32 ans. Un tiers d’entre eux connaissait déjà les joies de la paternité… ou du moins ceux qui n’ont pas présenté de signes de dépression. « Il n’y a pas que les jeunes mères qu’il faut examiner, les pères aussi sont à risque de dépression », alerte le Dr Craig Garfield, auteur principal de l’étude. Les hommes devenus pères autour de 25 ans étaient 68% plus touchés par la dépression paternelle que les autres.

 

La plupart du temps, les pères vivaient avec leur enfant. Paradoxalement, les jeunes parents séparés de leur progéniture montraient moins de symptômes dépressifs. La mécanique était même inverse : les hommes étaient dépressifs avant la naissance, et se portaient mieux après l’accouchement. Des résultats significatifs, car ils permettent de mieux adapter les approches pour traiter rapidement la dépression paternelle chez les jeunes hommes. « La dépression parentale a des effets néfastes sur l’enfant, particulièrement pendant les premières années, qui ont un rôle clé dans la formation du lien parent-enfant », souligne le Dr Garfield. « Nous devons mieux travailler à accompagner les jeunes pères dans la transition à travers cette période. »

 

Un « cri d’alarme »

Le comportement des pères est altéré par la dépression… et l’impact sur l’enfant est immédiat. Des études précédentes l’ont montré : les pères dépressifs lisent moins, interagissent moins avec leur enfant et recourent plus aux châtiments corporels. Ils sont aussi plus nombreux à souffrir de stress et négliger leur progéniture. Les enfants dont le père est dépressif présentent aussi des troubles du développement. On observe chez eux plus de difficultés au langage et à la lecture, mais aussi de troubles du comportement. Voilà qui devrait constituer un sérieux avertissement aux yeux des chercheurs, qui connaissaient la dépression paternelle mais ne savaient pas « où concentrer [leur] énergie. »

« Cette étude est un cri d’alarme à quiconque connaît un jeune homme récemment devenu père. Soyez conscient de la manière dont il gère la transition vers la paternité. S’il se sent très anxieux, ou a des coups de blues, s’il ne peut plus apprécier les choses de la vie comme avant, poussez-le à chercher de l’aide », martèle le Dr Garfield.

Comte Virginie‘s insight:

Est-ce là notre façon de nous rapprocher encore un peu plus de l’égalité entre les hommes et les femmes ?

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Men’s and Women’s (Not So) Different Attitudes about Romance and Sex – | – Science of Relationships

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There is a common assumption that men and women are very different and perhaps originate from diff…

Comte Virginie‘s insight:

Et pour vous ?

Quelles sont les différences observées entre l’homme et la femme dans votre couple ? Qui prend le pouvoir ? Qui prend les initiatives ? Et dans quel domaine ? Comment s’organise la communication entre vous ? Est-elle fluide ou rigide ? Choisie ou imposée ? Avez-vous des espaces distincts qui vous sont réservées ?

 

Bonne réflexion …

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Christophe André, docteur bonheur – leJDD.fr

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PORTRAIT – Auteur d’ouvrages à succès sur le bien-être, le psychiatre à l’hôpital Sainte-Anne à Paris a concocté ses recettes en lisant Freud et en surmontant un deuil de jeunesse.

Faut-il avoir côtoyé la mort, la pauvreté et les Jeunesses communistes pour être un homme heureux ? Apparemment oui, à écouter Christophe André, le psychiatre prosélyte de la pensée positive, qui aligne les best-sellers en défrichant les terrae incognitae de l’estime du soi.

La mort. En 1987, sur une route du sud du Portugal, le jeune médecin, 31 ans, suit son meilleur ami à moto. Avec Michel Martinez, rencontré en internat à Toulouse, Christophe André partage tout : les filles, les fiestas, les discussions philosophiques. “C’était une relation comme il en existe très rarement. Nos échanges intellectuels étaient d’une grande densité. Sans être dans un rapport homosexuel, nous nous appelions et nous voyions tous les jours. D’ailleurs, je pense que ce genre d’amitié remplace tout, même le couple et la famille.” Malheureusement, ce jour de 1987 au Portugal, l’ami se crashe et meurt sous ses yeux. Le fils aîné qui n’a guère partagé avec son petit frère de neuf ans son cadet prend son ami dans les bras, l’accompagne à l’hôpital et dissimule durant plusieurs années sa détresse derrière le masque d’une jovialité feinte.

Le deuil. À Toulouse, le cabinet du jeune praticien en libéral cartonne : grosse clientèle. Le psychiatre compte aussi des lits à l’hôpital. Tout lui sourit et, en apparence, il donne le change. En bon gars du Sud-Ouest, il aime le rugby, les corridas, la montagne, le surf et les filles. Des conquêtes qu’il multiplie mais dont il dédie chaque instant volé à son ami disparu : “Quand je sortais avec une copine sympa, je pensais à lui en me disant qu’elle lui aurait plu. Pareil quand je découvrais un endroit magnifique : je m’arrêtais pour méditer.”

Puis, un jour, le célibataire endurci, qui recherchait le plaisir sans s’y attarder, largue tout. “Intuitivement, je devais sentir qu’il fallait que je reparte dans une vie qui ne soit en rien comparable. À Toulouse, je me retrouvais comme après un chagrin d’amour, chaque coin de rue me rappelait une blague, une rigolade, une aventure, un souvenir de mon ami.” Sa vie d’avant.

En 1988, Christophe André a rencontré la future mère de ses enfants, ancienne proche de la bande de Toulouse, une styliste qui vit à Paris. Quatre ans à se décider, puis il la rejoint. Il postule à l’hôpital Sainte-Anne, à Paris, et consacre l’autre moitié de son activité à la gestion du stress en entreprise. Une micro- société qui le fascine. Comme de ses consultations à Sainte-Anne, il en extrait la matière de son premier ouvrage, La Peur des autres, sur la phobie sociale, phénomène jusque-là ignoré, décortiqué avec l’un des associés de la boîte Stimulus, dont il possède des parts. En deux mois, il s’en vend 30.000 exemplaires.

La reconstruction. Fils d’un marin devenu représentant de commerce et d’une institutrice née dans la misère, Christophe André se sent en empathie avec ces gens amputés d’une part de bonheur. Lui-même ne veut pas reproduire le modèle familial : des parents guettés par l’anxiété, la dépression et l’alcoolisme. “Ce n’était pas des bourreaux, ils ont fait ce qu’ils pouvaient, mais ils étaient peu aptes au bonheur.” Le père vient d’une famille de paysans bretons illettrés, la mère de viticulteurs miséreux dans l’Hérault.

Le lundi, le père s’échappe sur les routes du Sud et en revient le samedi soir, épuisé. Pour cet ­autodidacte qui ne lit pas, le seul luxe pour ses enfants, ce sont les livres. Ils peuvent demander ce qu’ils veulent, encyclopédie, roman, livre de sciences, c’est no limit. C’est ainsi que, en terminale scientifique, l’aîné, bon élève, découvre Freud et le dévore. Il sera psychiatre. Ayant préféré le journal intime et les objectifs qu’on se fixe soi-même à une analyse, le psy devient père à 37 ans.

1993 : première fille. 1995 : deuxiè- me fille. 1998 : troisième fille. Et là, illumination. “Avec mes enfants, j’ai senti la responsabilité d’être heureux. Il fallait que je le sois pour qu’ils le soient également. Je ne voulais pas les contaminer de mes états grincheux et les faire à mon image comme j’avais pu l’être avec mon père.” Nouveaux achats en librairie sur la psychologie positive.

La réparation. Quand il était enfant, ce petit-fils de communiste chantait L’Internationale aux fêtes du PC et lisait des bandes dessinées à caractère social, Rahan et Docteur Justice. Puis l’enfant, qui a vu son père sombrer à la perte de son emploi à 50 ans, a connu les années 1980 et les grand-messes de Bernard Tapie à la télévision. “Je fais partie de cette génération qui a été allergisée à ce genre de types qui rachetaient des entreprises au franc symbolique pour les revendre deux mois plus tard en mettant tout le monde au chômage. Cette époque de la performance où les mots “challenge” et “défi” étaient déifiés.”

En entreprise, Christophe André a croisé les laissés-pour-compte de ce monde de winners : des types qui ne décollent pas le nez de leurs chaussures lors d’un entretien d’embauche, qui se retrouvent incapables d’intégrer un groupe ou d’aborder une fille, des types pas très à l’aise ou moins dégourdis que les autres et pourtant très compétents dans leur travail. Cela porte un nom : la timidité maladive. Rapidement, ce sujet est devenu une obsession chez le consultant praticien. Après La Peur des autres, d’autres livres ont suivi, dont les chiffres feraient pâlir d’envie tous les Bernard Tapie de la littérature : L’Estime de soi, Imparfaits, libres et heureux. Devant ce succès, Christophe André décide d’abandonner le consulting en entreprise et de se recentrer sur ses consultations à l’hôpital et ses livres.

En 2004, il introduit la méditation à Sainte-Anne, heureux d’avoir échappé à la crise de milieu de vie, ce moment où l’on découvre en gros qu’il n’y a pas assez d’essence pour faire la route dans l’autre sens, où l’on apprend à apprécier l’instant présent après avoir, des années durant, sacrifié le bonheur d’aujourd’hui à celui de demain.

Dans le bureau qu’il continue d’occuper à Sainte-Anne, sans dents blanchies ni implants capillaires, en gentleman-farmer néobaba, Christophe André sort un crayon et une feuille de papier. Il ne dessine pas un mouton, mais la courbe du bonheur. Conclusion : dans nos sociétés occidentales, le pic est atteint entre 50 et 65 ans. “Nous vivons dans une époque paradoxale, qui flatte l’ego des individus avec des slogans comme “Vous êtes unique” ou “Parce que je le vaux bien” et qui en même temps retire aux gens les moyens de leur dignité en les empêchant d’accéder à un logement et un emploi.” D’une même voix posée, le médecin poursuit : “Tant qu’on n’est pas résolu à accepter ses imperfections, on est dans la m… Composer avec ne signifie pas les aimer, mais accepter qu’il pleuve quand on avait prévu de faire un barbecue. Eh bien, tant pis, on tire une bâche et on se regroupe dans le garage.”

 

Comte Virginie‘s insight:

Je rends hommage à Christophe André pour son chemin parcouru, ses nombreux écrits au travers desquels on peut tous un jour se reconnaître et parce qu’il aime le rugby ! 🙂

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La dépression : une maladie fréquente mais tabou !

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sElle provoque des crises d’angoisse, des changements d’humeur, une profonde tristesse, mais aussi, et c’est moins connu, une surmortalité.

MORTALITÉ. Profondément invalidante, la dépression est une maladie grave. Elle entraîne chez les sujets atteints des crises d’angoisse, des changements d’humeur ou des états de grande tristesse, mais aussi une surmortalité peu évoquée au sein de notre société. En France, chaque année, on décompte quelque 2,5 millions de personnes souffrant de dépression.

Cette maladie, qui peut devenir très handicapante tant d’un point de vue social que professionnel, est souvent mal connue, et rarement appréhendée comme une maladie mentale. Elle est davantage assimilée à un certain laisser-aller, ou à une faiblesse de caractère.

Comte Virginie‘s insight:

La dépression est une expression de la souffrance morale. Les réponses que nous pouvons apportées à ces souffrances peuvent être inadaptées : alcoolisme, repli sur soi, clivage corps-esprit, etc. Ensemble, nous pouvons prendre le temps d’aller voir ce qui se joue à cet endroit. Quelles solutions pour quelles souffrances ?

 

Parfois, notre travail peut ressembler à la Tour de Babel, on tourne en rond avec le sentiment que c’est toujours pareil et pourtant peu à peu, on s’élève, la perspective n’est plus tout à fait la même et cela bouge !

 

 

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L’attachement comme facteur essentiel de bon développement – La Santé de l’homme n° 400

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L’enfant développe très tôt des ” stratégies d’attachement ” pour que l’on s’occupe de lui. Il fait preuve de capacités d’adaptation considérables, repérant instinctivement ce à quoi sont sensibles ses proches. Il préférera même un rapport négatif à ses parents plutôt qu’une absence d’interaction. Ce qui est essentiel pour lui : se sentir pris en charge et protégé, par ses parents bien sûr, sinon sa famille plus large ou des adultes extérieurs. L’enfant agit en fonction de ce qui optimise sa propre protection. Raphaële Miljkovitch, docteur en psychologie, analyse ces mécanismes d’attachement.

Comte Virginie‘s insight:

Je recommande le livre "L’attachement au cours de la vie" de Raphaële Miljkovitch aux Editions Puf.

Raphaële Miljkovitch est Docteur en psychologie, professeur, université Paris-Ouest – Nanterre La Défense, chef de projets de recherche, Institut mutualiste Montsouris

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La Peur de l’insignifiance de Carlo Strenger

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Dans un monde où l’image est essentielle, le regard des autres, prédominant, où la reconnaissance passe par les réseaux sociaux et s’évalue en nombre de pages référencées sur Internet, notre plus grande crainte est de tomber dans « l’insignifiance ». Être insignifiant, si l’on en croit le dictionnaire, c’est être être « sans importance, sans valeur », ou encore « sans caractère ». C’est ne presque plus exister.

Mais ce n’est pas tout car, au sens littéral, le mot renvoie à l’idée plus profonde de ne « rien signifier », voire de perdre le « sens ». C’est cette idée forte que défend Carlo Strenger dans ce livre détonnant.

Le philosophe et psychanalyste explique que l’« homo globalis », une catégorie d’individus dont l’identité se définit à travers leur rapport avec l’info-divertissement, a perdu la signification et l’orientation de sa vie, prisonnier d’une époque où les technologies, la mondialisation et la vitesse de l’information, les campagnes de marketing et l’illusion d’une célébrité facile dominent. Le célèbre slogan « Just do it1 », sorti en 2008, en est l’illustration parfaite : « Tout est possible et deux choses sont désirables, la célébrité et la richesse », dit-il.

Comte Virginie‘s insight:

Qui suis-je ? Où vais-je ? Dans quel état j’erre ? sont des questions qui reviennent avec un régularité dans nos vies comme les crises qui les jalonnent… divorce, chômage, décès d’un proche qui pour certains nous font perdre le goût de vivre…

 

Cela parle du sens, de celui que l’on souhaite donner à sa vie. Quelle est la forme de votre vie ? Et en sommes-nous capables ? C’est que l’on peut nommer la "panique existentielle".

Bonne méditation ! Et pas de panique !

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Qu’est-ce que la méditation et la psychothérapie cognitive de pleine conscience (mindfulness)? | PsychoMédia

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RT @PsychoMedia: Qu’est-ce que la méditation et la psychothérapie cognitive de pleine conscience (mindfulness)? http://t.co/2OTbgK7jnw

 

La méditation de pleine conscience consiste à porter intentionnellement attention aux expériences internes ou externes du moment présent, sans porter de jugement de valeur.

Alors qu’elle tire ses origines de la tradition bouddhiste, les travaux de Jon Kabat-Zinn de l’Université du Massachusetts (États-Unis), vers la fin des années 1990, ont été influents pour promouvoir son intégration à différentes formes de psychothérapie.

Comte Virginie‘s insight:

Pour celles et ceux qui aimeraient aller un peu plus loin, je recommande le livre "Méditer : 108 leçons de pleine conscience" de Jon Kabat-Zinn avec la belle voix masculine et vibrante de Bernard Giraudeau.

 

La méditation de pleine conscience permet un meilleur ancrage de soi, une meilleure conscience de soi et des autres …en ces belles journées de printemps, je vous invite à vous laisser gagner par vos expériences dans l’ici et le maintenant au travers des sons, des odeurs, du chaud etc…

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